À la rentrée 2026, l’art de vivre à la française change de visage. Une vaste étude menée par Kantar Media confirme ce que beaucoup ressentaient déjà : les Français veulent ralentir, se reconnecter à la nature et consommer avec plus de sens. Notre rubrique Art de Vivre – Lifestyle décrypte cette bascule vers la sobriété volontaire, chiffres à l’appui.
L’étude TGI France de Kantar Media, menée lors de la vague d’avril 2026, a interrogé 15 000 personnes sur plus de 60 000 variables. Premier enseignement : 59 % des Français expriment un besoin vital de nature, tandis que 60 % disent refuser de se laisser influencer spontanément par les réseaux sociaux dans leurs choix de consommation. Un signal net d’un rapport plus distancié à l’image et à l’instantanéité, au profit d’une consommation plus réfléchie.
Le souci de soi s’installe durablement : 59 % des femmes disent aujourd’hui privilégier leur bien-être personnel, et 42 % des Français déclarent surveiller leur flore intestinale, signe de l’essor d’une approche plus globale de la santé au quotidien. Ce mouvement dépasse largement la sphère individuelle : notre article sur l’économie du bien-être montrait déjà que ce secteur pèse désormais plus lourd que le tourisme mondial.
Cette quête de sérénité s’explique aussi par un revers plus sombre : 45 % des Français disent se sentir souvent seuls, et 41 % se déclarent submergés par leurs émotions. Des chiffres qui rejoignent les constats détaillés dans notre enquête sur la santé mentale au travail, où le bien-être progresse globalement sans effacer certains écarts. La recherche de nature, de lenteur et de lien devient alors une réponse concrète à cette fatigue émotionnelle diffuse.
Le mouvement ne s’arrête pas au style de vie : il touche également les objets du quotidien. 68 % des Français réclament des véhicules plus simples et plus abordables, et 62 % citent la lenteur de recharge comme principal frein à l’électrique. Même prudence du côté de l’intelligence artificielle : elle est utilisée pour des questions pratiques par 47 % des sondés, mais seulement 20 % l'emploient pour comparer des produits avant un achat. Une preuve que la technologie est acceptée quand elle simplifie la vie, beaucoup moins quand elle s’y substitue.
Sur le terrain, cette sobriété assumée se traduit par des gestes très concrets : retour du fait-main avec l’engouement pour le crochet, la poterie et l’upcycling, garde-robes pensées pour durer plutôt que pour suivre chaque micro-tendance — un mouvement déjà amorcé dans notre article sur les tendances mode de la rentrée — et une exigence accrue côté cosmétique, où les marques misent désormais sur des actifs naturels et des promesses de longévité plutôt que sur l’accumulation de produits. Autant de signaux convergents d’un « moins mais mieux » qui s’installe durablement dans le quotidien des Français.
C’est le choix d’acheter moins mais mieux : privilégier la qualité, la durabilité et le sens plutôt que la quantité ou l’effet de mode, un principe que l’étude Kantar Media retrouve dans plusieurs domaines de la vie quotidienne des Français.
Il répond en partie à une fatigue émotionnelle bien réelle : l’étude relève que 45 % des Français se sentent souvent seuls et 41 % se disent submergés par leurs émotions, ce qui pousse à rechercher des espaces et des activités plus apaisants.
Oui : la même prudence se retrouve face aux véhicules jugés trop complexes ou à l’intelligence artificielle, largement acceptée pour un usage pratique mais beaucoup moins pour remplacer le jugement humain dans un achat.
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