Le bien-être n’est plus un simple loisir de niche : c’est devenu un secteur économique mondial qui pèse plus lourd que le tourisme international ou l’industrie du sport réunis. Selon le dernier rapport du Global Wellness Institute, ce marché a atteint un record de 6 800 milliards de dollars en 2024, porté par la nutrition, le sport, le bien-être mental et l’immobilier de bien-être.
En France aussi, la tendance s’installe durablement dans le quotidien, entre pratiques à domicile, soins spécialisés et nouvelles habitudes de consommation tournées vers la santé préventive.
D’après le Global Wellness Institute, l’économie du bien-être a progressé de 7,9 % entre 2023 et 2024 pour atteindre 6 800 milliards de dollars. L’organisation prévoit une croissance annuelle moyenne de 7,6 % jusqu’en 2029, année où le secteur devrait frôler les 9 800 milliards de dollars. Ce rythme dépasse largement celui d’autres poids lourds de l’économie mondiale : le tourisme (5 000 milliards de dollars), l’économie verte (5 100 milliards) ou encore les technologies de l’information (5 300 milliards).
Deux segments tirent particulièrement la croissance : l’immobilier pensé pour le bien-être (résidences, spas intégrés, éco-quartiers) et le bien-être mental, porté par la démocratisation des applications de méditation et des consultations en ligne.
À l’échelle française, le secteur du bien-être ne se limite plus aux instituts et aux spas. Il englobe désormais la nutrition et les compléments alimentaires, le sport et l’activité physique, les cosmétiques naturels, ainsi que les médecines douces. Plusieurs segments se distinguent par leur poids économique :
Ce découpage, établi par la Fédération Française du Massage Bien-Être, illustre un secteur transversal qui touche autant la santé du quotidien que les loisirs et la consommation courante.
Plusieurs facteurs expliquent cette montée en puissance. D’abord, un basculement culturel : les consommateurs privilégient désormais la prévention plutôt que le traitement curatif, que ce soit pour la santé physique ou mentale. Ensuite, la démocratisation des outils numériques (applications, objets connectés) a rendu accessibles des pratiques autrefois réservées à une clientèle aisée. Enfin, le vieillissement de la population dans les pays développés pousse à investir davantage dans le maintien d’une bonne condition physique et mentale sur le long terme.
Pour les professionnels du secteur, cette dynamique ouvre des perspectives concrètes : développement de nouvelles offres hybrides (présentiel et digital), diversification vers le bien-être mental, ou encore structuration de parcours de soins combinant plusieurs pratiques.
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Non, il englobe un périmètre bien plus large : nutrition, sport, médecines douces, cosmétiques naturels, immobilier de bien-être et bien-être mental font partie du même écosystème économique.
Parce qu’il additionne des dépenses récurrentes et diversifiées (alimentation, sport, soins, cosmétiques) qui touchent une part beaucoup plus large de la population au quotidien, contrairement au tourisme, plus ponctuel.
L’immobilier de bien-être et le bien-être mental figurent parmi les segments à la croissance la plus rapide, portés par la demande de lieux de vie sains et par la démocratisation du suivi psychologique.
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