La campagne de vaccination contre la grippe a débuté le 13 octobre dans la majorité des territoires, en même temps que celle contre le Covid-19. Au-delà du simple rappel saisonnier, une nouveauté passée relativement inaperçue change concrètement la façon dont les Français peuvent se faire vacciner cette année : la prescription est désormais obligatoire pour le vaccin antigrippal.
Jusqu’ici, la vaccination antigrippale pouvait dans de nombreux cas se faire directement, sans passer par une ordonnance. Depuis le 10 juillet 2026, ce n’est plus le cas : médecins, sages-femmes, pharmaciens et infirmiers doivent désormais établir une prescription avant toute injection. Les personnes considérées comme à risque conservent toutefois leur bon de prise en charge habituel, qui leur garantit un vaccin remboursé à 100 % par l’Assurance Maladie.
Concrètement, un patient prioritaire muni de son bon et de sa carte Vitale n’a pas de démarche supplémentaire à anticiper : la prescription s’intègre dans le parcours existant chez le médecin, la sage-femme, le pharmacien ou l’infirmier. La différence se fait surtout sentir pour les publics non prioritaires, qui doivent désormais s’assurer d’obtenir cette prescription avant de se présenter en pharmacie ou chez un professionnel de santé.
Pour la grippe, la vaccination reste possible en pharmacie, en cabinet médical, en infirmerie ou chez une sage-femme. Pour le Covid-19, les centres identifiés sur le site officiel sante.fr restent le point d’entrée principal. Les deux injections peuvent être réalisées le même jour, sur deux sites distincts.
Ce passage à la prescription obligatoire s’inscrit dans une volonté de mieux encadrer la délivrance des vaccins et de sécuriser le suivi médical des patients, à un moment où les autorités renforcent par ailleurs d’autres dispositifs de prévention, à l’image de la campagne de dépistage de l’hypertension artérielle lancée par l’Assurance Maladie. Ces évolutions traduisent une approche plus structurée de la santé préventive, qui s’appuie de plus en plus sur l’ensemble des professionnels de santé de proximité plutôt que sur le seul médecin généraliste.
Cette logique de prévention élargie rejoint d’ailleurs des constats plus larges sur le lien entre mode de vie et bien-être au quotidien, tout comme les bénéfices désormais bien documentés de la pratique sportive régulière sur la santé publique.
Oui, depuis le 10 juillet 2026, la prescription est obligatoire et doit être établie par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier avant la vaccination.
Oui, les personnes prioritaires continuent de bénéficier d’une prise en charge à 100 % sur présentation du bon de prise en charge et de la carte Vitale.
Oui, les deux vaccins peuvent être administrés lors du même rendez-vous, à condition d’être injectés sur deux sites distincts.
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