L’Assurance Maladie lance cet automne une campagne nationale inédite sur l’hypertension artérielle, avec un message simple : « Votre tension mérite toute votre attention ». Objectif affiché : faire de la mesure régulière de la tension un réflexe, alors que la maladie touche un adulte sur trois en France et reste, dans près d’un cas sur deux, totalement ignorée de la personne concernée.
17 millions de Français concernés, la moitié sans le savoir
Selon Santé publique France, l’hypertension artérielle est la maladie chronique la plus fréquente dans le pays : environ 17 millions de personnes en sont atteintes. Le problème n’est pas tant la maladie elle-même, silencieuse et sans symptôme pendant des années, que son dépistage tardif : près d’un hypertendu sur deux ignore son état. Une proportion qui grimpe nettement avec l’âge, la pathologie restant rare avant 35 ans mais concernant plus de 65 % des personnes de plus de 65 ans.
Pourquoi l’Assurance Maladie muscle sa communication
La campagne, qui s’appuie sur l’automesure à domicile, cible en priorité les personnes qui ne consultent pas régulièrement un médecin ou qui négligent le contrôle de leur tension lors d’une visite. L’idée : banaliser le geste, au même titre qu’une prise de température, pour détecter une hypertension avant l’apparition de complications. Un enjeu de santé publique majeur, puisque l’hypertension reste le premier facteur de risque cardiovasculaire modifiable.
Un coût humain et sanitaire considérable
- Plus de 55 000 décès par an en France sont attribuables à l’hypertension artérielle.
- Environ 400 000 hospitalisations annuelles lui sont liées, notamment pour des accidents cardio-neuro-vasculaires ou rénaux.
- À l’échelle mondiale, l’OMS estime que près de 8 millions de décès annuels sont liés à l’hypertension.
Des chiffres qui replacent la question du dépistage au cœur des priorités, bien au-delà du seul suivi médical classique : le sommeil et le niveau d’activité physique figurent eux aussi parmi les leviers reconnus pour limiter les facteurs de risque cardiovasculaire.
Comment réagir concrètement
Les autorités sanitaires recommandent une mesure de la tension au moins une fois par an après 40 ans, et plus régulièrement en cas d’antécédents familiaux, de surpoids ou de sédentarité. Une activité d’endurance douce comme la randonnée pédestre, pratiquée régulièrement, fait partie des recommandations non médicamenteuses les plus souvent citées pour limiter la progression de la tension artérielle. En pharmacie, un appareil d’automesure validé permet un contrôle simple à domicile ; en cas de chiffres anormaux répétés, la consultation d’un médecin traitant reste l’étape suivante, notamment pour les personnes déjà suivies dans le cadre d’un arrêt maladie de longue durée.
Questions fréquentes
À partir de quel chiffre parle-t-on d’hypertension artérielle ?
On parle d’hypertension lorsque la tension mesurée au cabinet médical dépasse durablement 140/90 mmHg, ou 135/85 mmHg en automesure à domicile, sur plusieurs relevés.
L’hypertension se soigne-t-elle uniquement avec des médicaments ?
Non : l’activité physique régulière, une alimentation moins salée et la gestion du poids font partie des premières mesures recommandées, parfois suffisantes dans les formes légères, avant ou en complément d’un traitement.
Pourquoi l’hypertension est-elle qualifiée de « silencieuse » ?
Parce qu’elle n’entraîne le plus souvent aucun symptôme perceptible pendant des années, alors qu’elle continue d’endommager progressivement les artères, le cœur, les reins et le cerveau.
Sources
- Ameli — Actualités de l’Assurance Maladie
- Santé publique France — 17 millions de personnes concernées par l’hypertension
- OMS — Maîtriser sa tension artérielle
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

